Comment se faire comprendre ?

Bien que l’Indonésie ait été une colonie hollandaise jusqu’en 1945, la langue nationale ici est le bahasa indonesia. Très peu de personnes parlent anglais contrairement à ce que nous pensions. Notre objectif est donc d’apprendre l’indonésien.

La langue est relativement facile à apprendre puisqu’elle ne contient aucune conjugaison ni grammaire. Il s’agit principalement de retenir le vocabulaire. Nous sommes encore loin d’être bilingue mais nous comprenons de mieux en mieux et commençons à connaître les mots utiles dans notre vie quotidienne.

Faites l’effort d’apprendre la langue nationale (qu’importe le pays), les habitants sont toujours très contents et prêts à vous aider. Cela contribue, de plus, à appréhender la culture du pays ! En revanche, s’il vous plaît, en France, si un étranger fait l’effort de parler français, aidez le plutôt que de lui répondre en anglais ou de ne pas lui répondre du tout d’ailleurs… Même s’il prononce mal, prenez le temps de comprendre ce qu’il veut dire et répondez lui doucement, pour qu’il comprenne également !


Vocabulaire de base :

BONJOUR : selamat pagi (le matin), selamat siang (entre 12h et 14h), selamat sore (l’après-midi), selamat malam (le soir) (et dire que j’avais annoncé que c’était facile…)

AU REVOIR : selamat tinggal

MERCI : telemat khasi

DE RIEN : sama sama

MANGER : makan

BOIRE : minum

COMMENT ALLEZ-VOUS ? : apa kabar ?

CA VA : baïk baïk

TOILET (wanita/pria) : toilettes (femmes/hommes)

Et simplement avec ces quelques mots, vous pouvez déjà commander à manger aux petits marchands (un article arrive sur ce sujet), et ça, ce n’est pas rien !

A bientôt,

B.

Publicités

Quelles sont nos conditions de vie ?

Nous sommes tous les deux enseignants en France. A Jakarta, un de nous deux gardera ce statut d’enseignant, le second sera affilié aux activités extra-scolaires sportive que propose le lycée.

En tant qu’enseignant, trois status sont possibles :

– contrat local

– résident

– expatrié

Le statut de contrat local étant le plus faible et celui d’expatrié le plus fort. Dans l’enseignement le statut d’expatrié est rare (contrairement aux entreprises privées dans lesquelles ce statut est plus accessible). Le statut de résident est majoritairement acquis après plusieurs années de contrat local lorsqu’un résident part de l’établissement.

Nous sommes tous les deux en contrat local. Concrètement cela signifie que nous avons moins d’avantages financiers et nos contrats sont plus flexibles (seulement 1 an contre 3 pour les résidents). Etant donné que notre ambition était principalement de changer de vie et de découvrir une nouvelle culture, nous n’avons que faire du manque d’avantages financiers annoncé.

Ceci étant dit, nous avons quelques avantages non négligeables, qui nous conviennent largement ! Nous mesurons déjà notre chance (contrairement à ce que les résidents ou les expatriés peuvent dire… Mais comme on dit, plus on en a, plus on en veut).

Voici très succintement les avantages financiers liés à notre statut de contrat local :

L’aller et retour en avion est pris en charge, un surplus de 300€ de bagages chacun nous est offert, une prime d’installation de 2400€ à notre arrivée, un mois de loyer payé et aucun impôt sur notre revenu pendant une année.

Cela nous paraît déjà énorme ! Mais évidemment, ce n’est rien comparé à nos collègues résidents ou expatriés…


Rappelons que nous sommes dans une société de service. Ici, il est normal d’avoir un chauffeur, une femme de ménage, une nounou et d’avoir accès à tout ce que l’on veut 24h/24h. Les expatriés « normaux » qui viennent vivre ici en famille n’ont donc aucune tâche de la vie quotidienne à faire. C’est très particulier, à tel point que les élèves, habitués à être servis non stop, ont un très gros manque d’autonomie.

Nous déplorons également tous les avantages financiers qu’ont les expatriés ou les résidents qui ne déménagent que pour cela. Ils n’ont aucun attrait pour la culture du pays dans lequel ils arrivent. C’est du moins le ressenti que nous avons. Nous sommes arrivés depuis un peu plus de trois semaines et nous avons déjà plus visité que certains d’entre eux qui vivent ici depuis des années. Cela nous dépasse complètement…

Nous voulions découvrir une autre culture, nous sommes servis. Nous découvrons avec plaisir les coutumes des indonésiens et leur rythme de vie. Mais nous découvrons également avec effroi le fonctionnement des expatriés ici… Nous y reviendrons sans doute dans un autre article.

D’ici là, portez vous bien.

B.

Où loger ?

Nos têtes se sont faites à l’idée, nous allons changer de pays, vivre pour une durée indédeterminée en dehors de l’Europe. Très rapidement, nous avons envie de nous projeter, d’imaginer la vie qui nous attend là-bas. Rien de plus efficace pour visualiser notre vie quotidienne que de chercher un logement. Lorsque nous partons en voyage, c’est une des étapes qui nous enchantent le plus !

Nous avions eu un entretien avec notre chef d’établissement via Skype. Lors de celui-ci, il nous avait expliqué brièvement les conditions de vie. Nous avions notamment appris que les logements à Jakarta était très grands et relativement chers. Une maison peut coûter en moyenne 1000€ par mois et il est parfois demandé d’avancer un an de loyer. Nous n’avons évidemment pas cet argent. Il nous a également prévenu qu’un kost (appartement) était prévu pour nous à notre arrivée et ce pour une durée d’un mois. La plupart des nouveaux arrivants dans l’établissement arrive à Jakarta sans la moindre idée d’où ils logeront une fois le premier mois écoulé. Ils visitent des maisons immenses et choisissent celle qui leur plaît. Nous n’avions pas très envie de procéder de la sorte et encore moins envie de payer 1000€ de loyer pour deux.

Nous avons donc fouillé sur Airbnb dans l’espoir de trouver une perle rare qui nous accepte pour un an. Ne connaissant absolument pas la ville, nous avons ciblé nos recherches sur le quartier du lycée français. Nous avions été vivement encouragés à chercher dans un rayon très proche de manière à ne pas avoir besoin de voiture (la circulation étant très très dense ici, à suivre un article sur le sujet). Très rapidement, notre attention se porte sur un petit studio situé à seulement 400m du lycée. Nous sommes séduit par son extérieur très végétal et les commentaires dithyrambiques. Le propriétaire nous dit qu’il est possible de rester une année pour 400€ par mois (avec un mois offert parce que nous restons longtemps). Cela nous semble être un super compromis. Nous réservons très rapidement sans trop de craintes: vu qu’il s’agit d’un Airbnb, si cela ne nous plaît pas, nous pourrons changer dans l’année.

Cela fait maintenant plus de trois semaines qui nous y sommes et nous ne regrettons pas du tout notre choix ! Le studio est très fonctionnel, l’extérieur est encore plus agréable qu’il n’y paraît, la piscine est un vrai plus et le propriétaire est tout simplement adorable.

Je vous laisse le lien du studio si jamais vous êtes de passage à Jakarta, on ne peut trouver mieux :

Airbnb Cipete

A bientôt,

B.

Obtention d’un visa de travail

Nous avons accepté l’offre du lycée français de Jakarta. C’est officiel, nous partons en Indonésie pour un minimum d’un an, renouvelable.

La première des démarches fut de demander notre visa. Celle-ci nous a été fortement simplifiée puisque nous n’avions qu’à suivre les étapes renseignées par la secrétaire de notre futur établissement. Mais nous savons que ce n’est pas toujours le même fonctionnement en fonction du pays dans lequel vous allez.

Il nous a tout de même fallu envoyer nos passeports par la poste. A partir de ce moment (aux alentours de juin 2018), nous ne pouvions donc plus utiliser notre passeport. Impossible donc de sortir de l’Europe avant le grand départ.

Notre date de départ était initialement prévue le 20 août 2018. Nous n’avions plus de logement ni de moyen de locomotion à partir de cette date. Finalement, nous ne sommes partis que le 30 août. Ce n’est pas si longtemps après me direz-vous. Le seul souci est que nous n’avions aucune nouvelle. La date de retour du visa reculait de quelques jours toutes les semaines. Nous étions dans le flou total, sans logement, sans moyen de locomotion. Après avoir exposé notre situation à mon futur collègue, il nous a annoncé que quelques années auparavant, certains collègues n’étaient arrivés qu’en octobre…

Il ne nous restait plus qu’à attendre patiemment. Et finalement, avec le recul, 10 jours plus tard ce n’est pas si long. C’est le fait de ne pas savoir qui nous paraissait difficile.


Pourquoi tant d’attente ? Nous n’avons pas vraiment eu d’explications. Visiblement l’administration indonésienne est très lente.

Ne vous inquiétez donc pas si la même chose vous arrive, ils finiront par arriver… !

Informations pratiques :

– un visa (touristique) est obligatoire lorsque vous séjournez plus de 30 jours en Indonésie. Ce visa vous coûtera une trentaine d’euros (environ 51000 roupies). Vous pouvez directement le demander à l’arrivée (VOA)

– il est possible d’allonger son visa pour une durée de 30 jours après le premier visa (touristique)

L’administration est toujours un problème, mais ne la laissez pas être un obstacle à la réalisation de vos projets ! Tout est oublié une fois arrivés à bon port.

Bonne journée,

B.

Qui sommes nous ?

Pourquoi « A l’autre bout du monde » ?

Nous sommes deux jeunes professeurs d’EPS originaires de Normandie, en France. Depuis presque dix ans, nous avons la chance de pouvoir découvrir le monde et ses différentes cultures à travers nos voyages. Il est de notoriété publique que les enseignants ont seize semaines de vacances, c’est beaucoup, je vous l’accorde. C’est grâce à ce temps libre que nous avons pu voyager en Europe, dans un premier temps, puis à travers le monde.

Ces expériences nous ont donné envie d’en faire plus, d’abandonner le statut de touriste au profit du statut d’habitant. Nous avions envie de vivre différemment, de bousculer nos repères afin d’en créer de nouveaux, de s’immiscer dans une culture très éloignée de la nôtre pour apprendre, encore et encore.

C’est à nouveau grâce à notre métier que nous avons pu concrétiser ce projet. Nous avons postulé dans de nombreux lycées français à l’étranger. Et nous voilà, à Jakarta, à l’autre bout du monde.

Nous regardons régulièrement des récits de voyageurs lorsque nous partons en vacances, nous trouvons cela très profitable. Nous avons donc eu l’idée de créer ce blog, pour répondre aux questions de ceux qui souhaiteraient tenter une aventure similaire !

N’hésitez pas à nous poser des questions ou à nous soumettre des idées pour améliorer notre contenu. Nous espérons que ce blog vous plaira et vous sera utile !

Bonne lecture.

B.

via Qui sommes nous ?